DOSSIER DE L’ÉTÉ : SPORT ET CINÉMA, EPISODE 2

Le 04 août 2012 par Lorène Cadeau
 

> LE SPORT, CA PEUT SAUVER DES VIES

 
La vie de Billy Elliott était toute tracée : comme son père et son frère, il aurait du être mineur dans leur ville désolée du nord de l’Angleterre. Comme tous les hommes de son entourage, il aurait également du être un mec, un vrai, faire de la boxe, mettre des pains à tous ceux qui le cherchent, et se battre aux côtés des travailleurs grévistes contre leurs mauvaises conditions de travail. Mais Billy a un secret : lui, ce qu’il préfère, c’est la danse. Le ballet, plus exactement… et il est excellent. Alors, en cachette de tous, il va chaque jour s’entraîner avec les filles du cours de danse classique voisin. Il virevolte, il claquette, il sautille, Billy a tellement ça dans le sang qu’il réussit finalement les concours d’entrée pour la Royal Ballet School de Londres et devient danseur-étoile, dans un soutien ultime de sa famille qui ne veut que son bien. Comme quoi, un homme qui sait porter le tutu, il va où il veut.


 
Billy aurait pu trouver son contraire en la personne de Maggie (Hilary Swank) dans le film multi-oscarisé Million Dollar Baby. Maggie, la danse, ce n’est pas trop sa came : elle ne vit que pour la boxe. Sa famille se moque d’elle, personne ne croit en son talent pourtant indéniable, mais elle persiste et s’entraîne dur chaque jour quoi qu’il arrive pour devenir professionnelle. Tellement dur, en fait, qu’elle parvient à convaincre Frankie (Clint Eastwood), un ancien entraîneur de renom, de la mener vers les sommets des combats professionnels féminins. Certes, le film en lui-même est plutôt dur quant à son issue et à l’histoire personnelle des deux personnages principaux, mais le principal est que c’est la boxe qui a pu réunir ces deux âmes en peines et les souder dans la relation bouleversante et quasiment filiale qui manquait à leurs vies respectives. Un chef d’œuvre, même pour les padawans du sport !
 
Bien d’autres héros du cinéma ont vu leurs vies bouleversées grâce au sport : le plongeur en apnée Jacques Mayol dans Le Grand Bleu ; les basketteurs paumés d’un lycée californien, transformés par le Coach Carter en des hommes solides et fiers ; l’adolescent perturbé Kyle Timmons du film Les Winners et son entraîneur de lutte Mike Flaherty (Paul Giamatti), qui font respectivement de l’autre un homme meilleur ; le prisonnier Colin Smith du film La Solitude du Coureur de Fond, qui sort de son morne quotidien dans un centre d’éducation spécialisé en courant ; les héros de Forrest Gump, Fighter, Looking for Eric, La Légende de Bagger Vance, et bien sûr Invictus, qui raconte comment Nelson Mandela réussit à unir les peuples noirs et blancs d’Afrique du Sud durant la coupe du monde de Rugby de 1995, une époque où les tensions raciales font encore rage.
 
Oh, on a écrit « le sport peut changer la vie » ? On voulait dire, le sport peut changer LE MONDE !
 
> LE SPORT, CA PEUT ÊTRE TRES DRÔLE

On a tendance à prendre le sport très au sérieux (« Il faut que je muscle mes fesses. » « Il faut qu’on gagne cette partie ! »), mais le cinéma nous montre qu’on peut se marrer en faisant du sport, ET faire du sport en se marrant devant un film. 



Prenez Didier, ce labrador transformé en un Alain Chabat plus vrai que nature ; regardez comme il est content sur un terrain de foot ! Regardez comme il court la langue à l’air, comme il est heureux ! Et que font les cardinaux d’Habemus Papam quand ils s’ennuient en attendant que le Pape qu’ils viennent d’élire prenne ses fonctions ? Du volley pardi ! Jacques Tati, pour sa part, pratique son fameux swing au tennis lors de ses Vacances de monsieur Hulot, tandis que la troupe du Splendid passe ses vacances aux sports d’hiver dans Les Bronzés font du ski et que l’hilarant Benoît Poelvoorde s’entraîne comme il peut à devenir champion de cyclisme dans Le Vélo de Ghislain Lambert.


 
Certes, on en rit beaucoup, mais la compétition n’en est parfois pas moins présente dans ces comédies sportives : dans Dodgeball, les propriétaires de clubs de gym concurrents Peter LaFleur (Vince Vaughn) et White Goodman (Ben Stiller) s’affrontent très sérieusement à coups de balle au prisonnier pour sauver (ou non) le club de Peter en faillite. Entre le personnage de Ben Stiller, gourou improbable du fitness et savant mélange de Chuck Norris et de Gérard des Filles d’à côté, l’équipe de bras cassés de Vince Vaughn (Justin Long !) et les blagues potaches de l’ensemble du cast, Dodgeball est l’un des rares film sur le sport qui aura le mérite de vous faire travailler abdos et zygomatiques !

> L’épisode 3 est à retrouver mercredi 8 août

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1 Commentaire

 
Noémie : 04 août 2012 13:12
Très sympa cet article :) Je ne connaissais pas la plupart des films ^^
 
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