VALENTINE REINHARDT FAIT COURIR NOS SEINS

@studiojoranbriand

Des seins qui courent… Dans le nouveau clip publicitaire de Kalenji — la marque de Décathlon —, une paire de seins rêvent de courir et d’être maintenus comme des pieds. Une vidéo à se marcher sur la tête illustrée par Valentine Reinhardt et pour laquelle on a eu un vrai coup de cœur ! On lui a posé quelques questions à propos de son travail et de ce spot qui fait parler le monde de la pub.




Pouvez-vous nous décrire le clip que vous avez réalisé en partenariat avec Kalenji ?
Valentine Reinhardt : Dans ce film, nous suivons la course d’une paire de baskets à travers un décor onirique, peint à la main. On les observe du point de vue de deux personnages mystères, qui jalousent leur amorti et leur légèreté. La fin nous dévoile que les personnages sont en réalité une paire de seins assis sur un banc qui rêvent de pouvoir eux aussi « courir comme un pied ».


Pourquoi ce choix ?
La représentation des seins est un sujet assez tabou en communication aujourd’hui. Instagram impose des petites étoiles sur les tétons par exemple. Raconter cette histoire en illustration était un moyen de tromper la censure et de parler des seins avec humour, sans tomber dans la vulgarité. D’un point de vue narratif, j’ai beaucoup aimé l’idée de se mettre à la place de seins pour observer le monde.
 
Pouvez-vous nous décrire votre univers ? Vos inspirations ?
Mon univers est onirique et coloré. J’aime expérimenter, imaginer des mondes futuristes, créer du rêve et de l’étrange. La nature est un thème récurrent dans mes images, et une grande source d’inspiration. On pourrait dire que mon travail est une sorte de célébration naïve de la couleur et de la nature. Le surréalisme et la peinture classique italienne sont des mouvements qui m’ont beaucoup inspirée.


Avez-vous un rapport particulier à l’illustration de la femme ?
Oui, la figure féminine est très présente dans mon travail. C’est une créature fantasque très inspirante. La femme est pour moi beaucoup plus intéressante que l’homme à dessiner ou à photographier. Elle apporte une énergie plus douce et plus flottante. Elle incarne aussi une recherche de beauté et d’harmonie.


Vidéos, clips musicaux, dessins, photos... Vous ne vous mettez pas de limites ?
Heureusement, non... Les différents outils sont là pour enrichir le vocabulaire d’un créatif. Ce serait dommage de se limiter à une seule technique ou à un seul style. Le dessin est souvent le point de départ, mais c’est ensuite intéressant de retranscrire un univers en photographie, ou de le faire bouger en vidéo. Je travaille souvent en collaboration avec un artiste ou une marque, et le travail qui en résulte est le fruit d’une rencontre créative. C’est donc pour moi un atout de pouvoir approcher les projets de plusieurs manières.
 
 La pochette de l’album L’Aventura de Sébastien Tellier
 
Avez-vous d’autres projets ? Des expositions à venir ?
Oui, j’ai différents projets en cours en ce moment. Je prépare une collaboration avec une marque de porcelaine et de pâtisserie, je travaille aussi sur une pochette de disque. L’avantage dans mon travail, c’est qu’aucun projet ne se ressemble. Une expo ? J’aimerais beaucoup en faire une, dès que j’ai un peu de temps libre !

> Propos recueillis par Manon LE ROY LE MARREC

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