RENCONTRE AVEC LOANE

Loane photographiée par Pauline Darley, assistée de Maxime Stange pour Paulette


Le lendemain, le deuxième album de Loane, est dans les bacs depuis le 16 mai. Rencontre avec cette auteur compositeur copine de Tacteel et Lenny Kravitz.


Avec sa voix posée à la Étienne Daho, Loane réussit à nous transmettre sa sensibilité et sa bonne humeur. Rencontre avec une artiste de son temps, qui jongle à la perfection avec l’acoustique et la boite à rythme et dont les mélodies gracieuses et pétillantes vont vous emballer les Paulette !  


Paulette : Pourquoi la musique Loane ? 
Loane : C’était comme une urgence, un besoin. Si je ne le faisais pas, je sentais que j’allais passer à côté d’un truc. Du coup, je me suis lancée. J’ai commencé en chantant dans un bar, accompagnée par un copain guitariste, c’était moins pour être vue que pour être entendue. Je le faisais vraiment par pur plaisir.
 
Puis il y a eu Jamais seule en 2008, ton premier album, et maintenant Le Lendemain, le deuxième. Pourquoi ce titre ?
Chacun peut y voir ce qu’il veut. Pour moi, le lendemain, c’est un reflet de ce qui s’est passé la veille, c’est un point de vue sur le jour d’avant. Il peut se passer plein de trucs en une soirée ! Dans les histoires que je raconte il y a toujours cette notion du temps qui passe. Le lendemain ça peut donc être le grand bonheur, la tristesse, l’amour, un parfum de filles…
 
Ces histoires, c’est toi qui les as écrites ? 
Oui, je suis auteur compositeur, mais j’ai co-écrit deux de mes chansons avec le rappeur Tacteel qui écrit notamment pour le groupe TTC. 


Tes chansons parlent quasiment toutes d’amour…
Je raconte ce que je connais, ce qu’il y a autour de moi. On a beau dire que les sentiments amoureux, on en a marre, c’est quand même ça qui fait tourner le monde ! C’est l’amour qui peut faire pleurer une mère, c’est l’amour qui nous fait partir sur la lune… Dans cet album je parle de ce que je ressens, je pense qu’une histoire qui ne parle pas de sentiments n’a pas de sens. Je n’ai pas envie de me créer une identité. Ma musique doit coller avec ce que je vis, cela ne m’intéresse pas de parler de choses que je n’ai pas vécues. Après, il y a bien évidemment plein de choses qui me concerne dont je ne parle pas mais ça, c’est une autre histoire (rires).
 
Tu as mis du temps à faire cet album ? 
J’ai mis un an et demi en tout. Je bossais intensément, j’avais tout le temps le nez collé sur mon ordi… À certains moments, je n’avais vraiment plus de recul ! Je n’arrivais plus à me déconnecter des textes alors qu’il suffisait que quelqu’un vienne jeter un petit coup d’œil, comme Tacteel, pour que, soudain, tout s’éclaire ! Mais je voulais tellement rien lâcher que je restais enfermée, seule, dans ma chambre, en mode autiste (rires). Je répétais en boucle : "Il faut que je finisse cette chanson" alors que, justement, c’était quand je lâchais prise et que je sortais avec mes potes que l’inspiration venait.  
Justement, en parlant d’inspirations, quelles ont été tes références musicales pour ce disque ? 
Certains sons sont très datés années 1980. Au début, le but n’était pas du tout faire un disque 80’s mais j’adore ce genre d’arrangements, typiques des chanteuses de l’époque qui chantaient un peu froid, limite faux et qui racontaient des choses complètement débiles, très simples avec un style complètement désenchanté voire naïf. Je pense notamment à Françoise Hardy ou Elli et Jacno… Je me suis aussi inspirée des voix désincarnées caractéristiques de l’époque, qui ne voulaient pas à tout prix être parfaites, comme celles de Lio ou Niagara. Je n’aime pas les voix qui chantent trop fort et qui se la jouent concours de puissance, j’aime mieux quand c’est écorché. Et puis ce n’est pas parce que tu chantes très juste et très bien que tu as forcément quelque chose à dire !
 
Ton album rappelle certes la pop des années 1980 mais il est aussi très moderne !  
J’ai écrit mes chansons au clavier mais il y a effectivement des boites à rythme et du synthé, beaucoup de synthé même (rires). J’admire beaucoup Jenny Wilson, qui réussit à créer un univers très pop avec des sons au synthé pleins de couleur, c’est génial. J’aime quand c’est flamboyant ! Et en même temps, j’aime aussi quand c’est sobre. En fait, je crois que je suis dans un carrefour, j’hésite entre lâcher prise et contrôler mes pensées. Je suis très dure avec moi-même, je me serre la bride et c’est pour ça que j’ai eu envie de mettre des couleurs avec les sons des synthés, ils contrebalancent avec ma rigueur. C’est une manière de créer de l’imprévu, de ne pas me rendre là où on m’attend. 
 


Cette ambivalence se retrouve très bien dans le clip de Rien de commun justement.
Oui exactement ! C’est un clip d’inspiration italo-disco mais en version moderne, beaucoup moins rococo. On a réintroduit un peu de contemporain dans le vieux. C’est inspiré du clip Suis-je normale ? de Nini Raviolette où il y a beaucoup d’écrans de télévision et qui est très spontané, très frais. 
 
Parle-nous de ton duo avec Lenny Kravitz sur le titre Save Us…
Lenny est un très bon ami. Il était à Paris lorsque j’enregistrais l’album. Il m’a beaucoup encouragée, soutenue. Un jour, je lui ai demandé s’il voulait chanter avec  moi et il a accepté.  Je l’aime beaucoup, c’est une très belle personne, très généreuse. 
 
Une petite dédicace pour les Paulette ?
Salut les épaulettes (rires) ! J’adore le site, il est très vivant, réactif, coloré et intelligent… à l’image des Paulette d’aujourd’hui ! Vive les filles de l’an 2011 !
 
 
 
LOANE :: LE LENDEMAIN        
EMI Music
 

 













 

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