PETIT DÉCRYPTAGE DU CÉLIBAT MODERNE




La presse nous affirme que le célibat à 30 ans serait devenu tendance. Soit… Étant moi même journaliste (et accessoirement célibataire), je suis très sceptique quand à ce que je lis dans la presse que je n’aurais pas écrit moi même. C’est donc tout naturellement que je vous livre une petite réflexion sur les différent degrés de “hype-itude” du célibat au 21ème siècle.

Tout commence dans les supermarchés, haut lieu du célibat et ultime outil de décryptage de société. Dans les étalages les portions solo-bobo aux prix enflés se multiplient tandis que les paquets tristounets familles nombreuses sont relégués au fin fond des étalages. Les célibataires seraient plus nombreux que jamais mais surtout plus riches à en croire les portions d’Osso Bucco au prix du pétrole et bouteille de Champagne individuelles (#thuglife).
Les grandes enseignes balaient d’un revers de panneau publicitaire le cliché du célibataire pouilleux et de ses lasagnes surgelées, le célibataire moderne est maintenant bien dans sa tête, bien dans son corps et franchement bien dans son compte en banque.



Sur le plan fashion, les filles branchées s'emparent du phénomène affichant leur célibat sur des pulls a slogan “Cupidon est un enfoiré” “Fries before guys” ou encore “chubby, single and ready for a pringle”. Ça les marques l’ont bien compris et se spécialisent maintenant dans le single merchandising. Ou comment se jeter la première pierre toute seul plutôt que de d’attendre que quelqu’un d’autre ne le fasse à votre place.



Si célibataire est devenu “cool”, ça n'a pas toujours été le cas ! Je me permets de parler au nom de toutes les âmes esseulées en disant que les moments de gloire publique restent très anecdotiques. Je vous passerai les incessant “C'est pour votre fiancé?” lancés par les caissières bienveillantes, les “Attention, l'horloge tourne” gênants des copines enceintes, les “Tout ça, c'est par ce que tu es célibataire” de ma grand mère en réponse aux : coups de blues / la grippe / les grèves des transports en communs / le conflit Israelo-palestinien (et oui, que voulez vous je suis une célibataire influente)

On dira / lira ce qu’on voudra, la stigmatisation du célibat reste belle et bien présente et malheureusement, les femmes sont souvent les premières à s’en prendre plein la poire (et ça, c’est pas cool)

Car voyez vous, les femmes auraient une date péremption qui avoisinerait les 30 ans (contrairement aux hommes qui eux sont souvent perçus comme millésimés au delà de la quarantaine). Foutue pour foutue je vous fais un petit rundown des heures sombres des bachelorettes.



Vous avez plus de 25 ans et vous n'êtes toujours pas mariée ? Il y a encore cinquante ans vous auriez été sacrée "Catherinette". Cette tradition, autrefois célébrée le jour de la sainte Catherine, faisait sortir dans les rues les jeunes femmes célibataires coiffées d’un chapeau jaune et vert du meilleur goût, pour déposer des fleurs au pied de la statue de leur sainte patronne dans l’espoir de se maquer rapidement. Pourquoi cette douce tradition s’est elle perdue ? On se le demande…



Heureusement également pour vous vous ne vivez pas en chine. Célibataire au delà de 27 ans, vous seriez considérée comme “leftover” (une croûte en somme). Souvent trop prises par leur carrière, au top de l'échelle sociale, ces “self made women” sont réduites au rang de restes. Charmante initiative du gouvernement chinois pour inciter les femmes à se caser.

L’auteure nigeriane Chimamanda Ngozi Adichie dans sa conférence pour TED “Pourquoi nous devrions tous être féministes” explique avec humour les clichés véhiculés sur les féministes au Nigeria . “Les féministes sont des femmes malheureuses par ce qu’elles n’arrivent pas à trouver de mari”.
Mais comprenez, Il parait que nous serions devenues trop exigeantes.



Célibataire, vous avez sûrement déjà entendu le célèbre “C’est parce que tu ne leur laisses pas leur chance” Alors, oui, peut être que nous n’avons pas laissé sa chance à Pedro en 4ème B, ou au gentil monsieur dégarni qui nous a trouvé très charmante au rayon biscuits, mais d’une manière générale, j’ai tendance à penser que si l’attirance n’est pas réciproque le mariage n’a pas lieu d'être (Je suis quelqu’un de très en avance sur mon temps...)

Selon certain psychologues, ce phénomène serait lié a notre société de consommation. A force de considérer les relations amoureuses comme n'importe quel autre produit, (bon à l’emploi jusqu'à ce qu’il devienne trop encombrant) on choisit souvent la solution de facilité, à savoir le célibat. S’il y a peut être une part de vrai la dedans, j’aimerais, pour finir, avancer une dernière hypothèse, juste comme ça :

Serait il possible qu’on n’ait simplement pas encore trouvé le bon?

> Article écrit par Louise Baxter

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