MARIA VALVERDE, UN AMOUR D'ACTRICE

Maria Valverde dans Plonger de Mélanie Laurent


Maria Valverde nous vient d’Espagne où elle est connue depuis son premier tournage, à 15 ans. Après des rôles dans Ce qui nous lie de Cédric Klapisch et Exodus du réalisateur britannique Ridley Scott, sans oublier un bon nombre de films espagnols, c’est dans Plonger de Mélanie Laurent qu’elle se lance à corps perdu. Dans ce film adapté d’un roman de Christophe Ono-dit-Biot, sur une femme devenue mère-artiste, Maria Valverde est épatante aux côtés de Gilles Lellouche. Sensuelle, rare, amoureuse, c’est avec une extrême douceur que Maria nous livre ses premiers pas sur le terrain du cinéma français.





Maria, peux-tu nous dire quelques mots sur toi ? Tu es très connue en Espagne, ton pays d’origine, mais en France, on te découvre dans le film de Mélanie Laurent, Plonger.
Maria Valverde : J’aime bien l’idée que l’on ne me connaisse pas encore ici, en France ! Je vis à Madrid en Espagne, je suis actrice depuis mes 15 ans et aujourd’hui, j’en ai 30. J’ai commencé ce métier dans le film magnifique Sortie de route (La flaqueza del Bolchevique) de Manuel Martin Cuenca qui m’a fait gagner un Goya (un prix prestigieux en Espagne, décerné à la meilleure révélation féminine, ndlr). Depuis, je ne me suis jamais arrêtée ! Je travaille en Espagne bien sûr, en Italie, en Angleterre, au Venezuela, au Mexique et maintenant, je l’espère, en France ! Je voyage beaucoup... 
 
Comme tu viens de le dire, tu as commencé très jeune cette carrière d’actrice. Comment l’as-tu vécu ? 
C’était génial et en même temps, difficile à gérer. Ce n’est pas simple à 15 ans de se sentir libre, capable de tout avoir, de tout obtenir, et de continuer avec cette mentalité alors qu’en fait, la vie est bien plus dure que ce que tu ne l'imagines... Dans mon cas, disons que l’arrivée de ce succès s'est faite de la meilleure manière possible. Je l’ai toujours vu comme un privilège, comme une bénédiction, et j’ai toujours eu beaucoup d’estime pour ceux qui m’entouraient, qui me soutenaient ou me donnaient une chance dans ce métier. Le film qui a propulsé ma carrière, c’est J’ai envie de toi (Tengo ganas de ti), de Fernando Gonzalez Molina, une comédie assez populaire en Espagne. Disons qu’à partir de ce tournage, les choses ont changé. Mon nom a commencé à être connu dans mon pays, mais aussi en Amérique du Sud, sans doute parce que l’histoire de ce film tourne autour d’une très belle histoire d’amour... Ça a touché les gens, au-delà des frontières. On ne pensait pas à un tel succès ! 


Maria Valverde et Mélanie Laurent
  

Et ton nom est arrivé jusqu’aux oreilles de Mélanie Laurent, qui réalise son quatrième film, Plonger. Comment s’est passé le casting, comment l’as-tu rencontrée ?
C’est une histoire de magie (Rires) ! Ils cherchaient une actrice qui parle le français et l’anglais... Et je n’ai jamais su parler votre langue ! Je me suis donc dit que j’allais le tenter quand même, en anglais et en espagnol, et que j’allais tout donner. Sans retour immédiat, je me suis dit : « Bon, je ne me fais pas de films, je laisse couler ». En octobre, j’ai reçu un appel de Mélanie Laurent pour que l’on se rencontre à Paris. Je suis venue, on a dîné et elle m’a offert le rôle ! J’étais tellement contente, car j’adore son travail, en tant qu’actrice et réalisatrice. Je peux même avouer que j’ai toujours eu de l’admiration pour Mélanie Laurent. Rien que le fait de dîner avec elle était incroyable pour moi ! Et puis à ce moment-là, j’étais dans une mauvaise période personnelle, je me cherchais beaucoup, et j’ai sans doute montré cet état à Mélanie. Alors après ce dîner, qui était quelque part magique pour moi, qui tombait à pic, et cette volonté de me prendre dans son film, je suis tombée des nues. 


Maria Valverde dans Plonger de Mélanie Laurent
  

Dans Plonger, on te voit jouer en français, en anglais et en espagnol, tu as des scène nue, des scènes d’amour aussi avec Gilles Lellouche, des scènes de doute. Comment as-tu géré le tournage, comment ça s’est déroulé ?
Je me suis sentie libre. Et puis, ce qu’il faut savoir, c’est que Mélanie Laurent m’a donné des conseils pour être à mon aise. Ensemble, on a fait de ce personnage féminin, de cette femme, ce que nous sommes. Et on avait envie de la montrer au monde, comme une créature libre, inspirée. C’est pour ça que dans cet esprit, mon rôle était de tout montrer quelque part, de me laisser aller. J’avais confiance en Mélanie et je savais que le résultat serait beau, quoi que je joue ou fasse. 
 
Et ces longs baisers avec Gilles Lellouche, on peut en parler ? Je ne sais pas si tu es au courant, mais il est comme un sex symbol dans notre pays, il a beaucoup de fans !
Eh bien je suis une grande chanceuse (Rires) ! Je suis désolée, les fans ! Je me souviens de notre première rencontre avec Gilles Lellouche, on est allés prendre un café tous les deux. C’était une manière de nous connaître, de nous appréhender, sans que la réalisatrice soit là. On a construit une relation avant le tournage. Ça a aidé je pense. Puis, c’est devenu un trio, avec Mélanie. Les premières scènes tournées sont en fait celles où Gilles est seul à l’écran. Pour être sympa, j’ai décidé de le rejoindre sur le plateau et de l’accompagner dans ce rôle même si je ne jouais pas. J’avais envie de vivre cette expérience à 100%. Après, pendant le tournage, Gilles Lellouche était particulièrement drôle ! Je n’arrêtais pas de rire. Je suis vraiment très fière d’avoir fait ce film à ses côtés. 


Maria Valverde et Gilles Lellouche dans Plonger de Mélanie Laurent

En te suivant sur Instagram, j’ai vu que comme ton personnage, tu aimais la photo. Peut-on dire que tu es photographe ?
Pas vraiment, j’aime juste m’amuser avec l’appareil photo, surtout en vacances... 
 
Et comme actrice, que penses-tu du fait qu’une artiste devienne mère, et l’inverse ?
Je pense que devenir mère, en soi, c’est difficile. Peu importe que vous soyez une photographe, une comédienne ou une avocate ! Il y a une sorte d’effort à fournir dans la vie. On n’est jamais prête à devenir maman, je crois. Le truc, c’est la manière dont tu t’adaptes à ce fait, dans ta vie. Et ça, ça doit être effrayant. Quelque part, bien sûr, tu veux être libre, indépendante et donner le meilleur à ton enfant... Mais comment le faire si tu n’es pas vraiment construite toi-même, que tu ne t’es pas encore complètement accomplie ? J’imagine que l’on doit d’abord être la personne que l’on désire être et ensuite, pouvoir le transmettre à son enfant. C’est flippant, je sais bien. Je ne suis pas encore maman, mais j’ai toujours voulu avoir un enfant, alors je crois en cet effort à faire, à me lancer, ne pas être égoïste, lui donner le meilleur. On verra bien. 
 
Un dernier mot, peut-être en espagnol ?
Un jour, on m’a dit : « Simplemente, Ama . No sabes cuando amaras de nuevo ». En français, « Aime, tout simplement. Tu ne sais pas quand tu aimeras à nouveau ». J’adore cet appel à aimer, aimons-nous ! 



 
Plonger de Mélanie Laurent.
Sortie le 29 novembre 2017
Stéphanie Chermont

Stéphanie, Journaliste culture, 30 ans, Paris
Une lubie ? Les petits carnets
Une chanson ? How soon is now, The Smiths
Un aliment ? L'avocat
Un endroit ? Une salle obscure
Une devise ? Let's Dance !
>https://twitter.com/StephChermont

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