LES BIENFAISANTS, UNE PIÈCE DRÔLE SUR UN SUJET GRAVE



Six comédiens “blancs” partis jouer un spectacle pour sensibiliser les Togolais au Sida. Tel est le postulat de départ de départ de cette pièce écrite par Raphaël Thet, pas moralisatrice pour un sou.

Parmi ce groupe de jeunes acteurs humanitaires, une grande blonde très portée sur l’amour libre, un homosexuel sur le point de se marier, une chef de troupe très “maternante”, une brindille paumée et éperdument amoureuse d’un autre de ses camarades, ténébreux et tourmenté.

L’histoire se déroule dans les coulisses du spectacle que cette troupe de fortune joue de village en village, afin de sensibiliser les villageois togolais au sida et les inciter à se faire dépister.



Dans un va-et-vient incessant des comédiens sur cette “anti” scène, l’intrigue se resserre autour d’une lettre trouvée par terre, sur laquelle il est inscrit l’implacable : “Séropositif”. Mais le bulletin est anonyme, impossible donc de connaître son propriétaire. S’en suit un téléphone “arabe” drôlatique entre les membres de la troupe, s’accusant mutuellement de comportement à risques, soupçonnant aussi le seul Togolais présent parmi eux (le génial Christophe Ntakabanyura), les Blancs.

Le déroulé des préjugés se voit entrecoupé de scènes de flashbacks, qui reviennent sur les raisons de l’engagement de chacun dans cette aventure à risque. Aucun d’entre eux n’en ressortira indemne, tant sur leur façon de voir leur métier de comédien que dans leur rapport à l’Autre.



La mise en scène élaborée par Gaëlle Bourgeois est de ce point de vue remarquable et servie par un texte très juste et surtout, anti-moralisateur.

Un grand coup de coeur donc pour cette pièce emmenée par une jeune troupe très prometteuse et pleine d’énergie. Courez-y !



“Les bienfaisants”
Une pièce de Raphaël Thet
Mise en scène de Gaëlle Bourgeois
4-15 novembre, du mercredi au samedi 20h30 et le dimanche à 18h30

Théâtre l'Opprimé, Paris 12ème
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Avec :
Dalia Bonnet
Nicolas Bresteau
Hugo Brunswick
Jacinthe Cappello
Christophe Ntakabanyura
Mathilde Roehrich

Scénographie : Emmanuel Mazé
Création lumière : Elodie Murat
Création Affiche : Justine Auque
 
Lisa Delille

Lisa, Directrice de la rédaction, 28 ans, Paris
Une lubie ? Les cimetières
Un plat ? Le steak tartare
Une chanson ? Franky Vincent, "Le restaurant"
Un endroit ? Le palais de Tokyo
Une fringue ? Le manteau faon de Carven
Une devise ? "La vie de vaut rien mais ne vaut la vie" (Stomy Bugsy)
>https://twitter.com/Venisette

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