GRAINE DE CRÉATEUR : JOLIES MÔMES


Direction le Sud-Ouest où Alice Pecatte, jeune créatrice, a lancé sa propre marque de lingerie : Jolies Mômes. Des dessous confortables et chics, dans des matières élégantes comme la soie ou la dentelle de calais. Soutien-gorges triangle, culottes à froufrous, bodys sexy, c’est frais, tendances et on adore ! Rencontre.

Paulette : Parlez-nous un peu de vous. Quel a été votre parcours ?
Alice : J’ai suivi les cours d’Esmod à Paris. Le jour de mon jury, on m’a proposé un emploi. Après une expérience au sein de la SIL (Société International de Lingerie) où j’ai eu l’occasion de travailler pour les plus grands couturiers : Lacroix, Galliana, Kenzo, Cacharel… je suis arrivée au Pays Basque. C’était il y a 9 ans maintenant. J’ai travaillé pendant 5 ans dans les boites de surf pour le maillot de bain essentiellement, et en free-lance, ce qui m’a permis de me diversifier un peu.

Comment la marque Jolies Mômes a t-elle vu le jour ?
En 2012, je sens que je souhaite revenir à ma première passion la création, je me mets face à ma machine et crée des pièces uniques. En janvier 2013, l’aventure Jolies mômes est lancée. Après deux années de travail sans relâche, des épreuves à surmonter, je n’ai jamais rien lâché voyant que la demande était là et que mon univers parlait aux femmes (et aux hommes). Consécration, en 2015, je remporte le lingerie Award dans la catégorie “Marque créateur de l’année”. Janvier 2016, je m’installe dans mon propre atelier showroom à Bayonne (64).


Pourquoi le choix de la lingerie ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce travail de la lingerie ?
Bac scientifique option physique chimie avec mention, je n’étais pas prédestinée à la lingerie. Ancienne trapéziste, je me destinais au costumes de scène pour le cirque du soleil ou encore l’Opéra de Paris. Mes professeurs m’ont dirigé vers la lingerie pour que j’apprene la technique du corset, et là, ça a été la révélation. Tout m’est venu naturellement, c’est pour moi un vrai moyen d’expression. Dans la lingerie je peux m’amuser,  je ne me sens pas obligé de suivre les tendance, je me sens libre d’exprimer un mode de vie, des codes de séductions qui me parlent et me touchent.

Quel rôle joue la lingerie dans la vie d’une femme ?
Que l’on soit branchée lingerie ou non, elle fait partie de notre quotidien et selon moi, c’est une pièce à part entière du dressing féminin ! Elle se vit seule, ou se partage à deux. Lingerie n’est pas synonyme de “fifille” ou “girly”, en tout cas pas chez Jolies Mômes mais plutôt une silhouette féminine négligemment étudiée.
La femme Jolies mômes joue avec les codes de féminité, au sens de séduction et de suggestion, jamais vulgaire ni provocante. Elle aime et assume sa féminité, cela lui donne confiance en elle. Un simple chemisier ? Non, un body féminin.





Selon vous, quels sont les critères à respecter pour créer de la lingerie de qualité ?
Les matières et le travail de développement. La lingerie se porte à même la peau et se doit d’être confortable, il n’y a rien de pire que de sentir sa lingerie toute la journée et de se sentir mal à l’aise. Il faut donc des matières spécifiques et de grande qualité. Mais il faut également un long travail sur le patronage, la lingerie c’est au dixième de millimètres près. Le fait de changer une dentelle ou la couleur d’une soie nécessite de retravailler le modèle, car la matière peut réagir différemment ! J’attache la plus grande attention aux coupes qui se doivent d’être impeccables !

Quelles matières privilégiez-vous ?
Je travaille essentiellement la soie, la dentelle de Calais et le tulle seconde peau. Je ne travaille qu’avec les grands fournisseurs qui proposent des matières très qualitatives. Nous dessinons nous même nos imprimés avec Camille du Studio Pil Pil, puis nous les faisons imprimer sur différentes soies.


Vos produits sont fabriqués en France. Pourquoi vous êtes vous tourné vers le made in France ?
Lorsque j’ai commencé, les ateliers Lejaby fermaient en France. Je me suis dis que tout ce savoir faire ne pouvait pas se perdre. Aujourd’hui, je travaille avec un atelier qui emploie des anciennes mécaniciennes de Lejaby et un atelier qui est une scop à Niort. Il y a aussi un côté très pratique, très facile, si il y a le moindre problème la communication est simple et rapide, une vraie réactivité qui est intéressante comme je fais des collections capsules en série limitée. J’adore travaillé avec mes ateliers elles font un travail d’une qualité remarquable. C’est très important pour moi.

L’étiquette Made in France fait-elle vendre ?
Je pense qu’il y a une vraie prise de conscience chez certains, et comme je vends principalement en direct je peux garder des marges plus petites et donc un prix correct pour du made in France. Un exemple concret, cela me permet de proposer mon combishort Léonie à 205 euros au lieux de 300 euros voire plus. C’est une des raisons pour laquelle j’ai développé mon site internet, ainsi j’offre une pièce made in France, dans des matières françaises mais à un prix raisonnable pour du haut de gamme.
Il y aura aussi une nouveauté sur la prochaine saison avec une ligne plus abordable, fabriquée dans un atelier de l'Ile Maurice, avec lequel je collabore depuis un an pour mettre au point quelques pièces, tout en gardant les mêmes matières françaises.

 



La pièce de lingerie indémodable selon vous ?
Malgré qu’il soit pour certaines le symbole des années 80-90, le body ! Il peut être confortable en tulle ou séduction s’il est travaillé en dentelle. Il sublime le corps, on peut jouer sur les transparences avec une blouse légère et il peut même devenir combishort comme le Alma ou le Léonie…

Une dédicace pour les Paulettes ?
“Elle a l’impression de ne rien porter pourtant sa silhouette est immédiatement sublimée”




 
> Article de Capucine Tissot

VOUS AIMEREZ AUSSI

Utilisation des cookies

Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.