GRAINE DE BEAUTÉ : J’AI LES CHEVEUX TRÈS LONGS



Avoir les cheveux longs c’est courant, mais lorsqu’ils arrivent en dessous des fesses, il s’agit alors d’une particularité physique pas banale ! Trois Paulette chevelues racontent leur choix :  
 
Paulette : Peux tu te présenter en quelques mots ?

Johanna: Je m'appelle Johanna Hilaire, je suis une artiste pluridisciplinaire française actrice, chanteuse, danseuse…entre autres.
 
Valentine: Je m’appelle Valentine, j’ai 20 ans et je suis actuellement étudiante en web.
 
Lois: Je m'appelle Loïs, j'ai 24 ans, j'ai grandi à Marseille où après un bac ES j'ai fait trois ans de graphisme, avant de revenir à ma passion première, l'équitation. Depuis un an j'habite à côté de Genève ou je suis cavalière et enseignante dans ce domaine!
 
Quelle est ta particularité physique ?
 
Johanna: J'ai laissé pousser mes cheveux pendant plus de dix ans pour voir quelle longueur ils pourraient atteindre.
 
Valentine: Je dirais mes cheveux roux flamboyants très très longs, avec les pointes en bleu-vert; en plus de mes tatouages, ça ne passe pas trop inaperçu.
 
Lois: Des cheveux looooongs, épais et très raides.
 
Est-ce une force pour toi aujourd’hui ?
 
Johanna: Je pense que tout est une force dès l'instant où on le décide donc oui mes cheveux sont une force. Les cheveux longs évoquent énormément de choses dans l'imaginaire collectif. Du conte de fées au film d'horreur, ils sont le symbole de l'extraordinaire, du hors-norme. Je déteste la norme. La différence c'est ce qui fait la richesse d'une société.
 
Valentine: Une force je ne sais pas, mais ça m’aide beaucoup pour ma confiance en moi. Quand ils sont tout propres, beaux et détachés je me sens bien, jolie et prête à (presque) tout affronter.
 
Lois: Oui... C'est l'atout féminin qui fait que même quand on ne se sent pas jolie, une grosse crinière ça fait toujours son petit effet ! Autant a l'époque où j'étais étudiante j'avais du mal à gérer l'accumulation de signaux féminins (talons, sac, tenue féminine, avec les long cheveux ça fait vite barbie pouffe) mais maintenant que j'ai un rythme de vie beaucoup moins citadin ça fait du bien quand tu t'habilles en tenue de sport tous les matins que cette longue queue de cheval rappelle que "hé, je suis une fille !"
 
Si oui, est ce que ça l’a toujours été ? Si non, qu’est ce qui t’en empêche d’en faire une force justement ?
 
Johanna: Une force ça n'est pas nécessairement posséder quelque chose que les gens admirent, acceptent, c'est décider de posséder quelque chose qu'il va falloir défendre et qui va constituer notre identité. Tout le monde a un avis sur la longueur de mes cheveux mais le plus important c'est le mien (rires). A l'Opéra c'est un plus, cela me permet de ressembler sans perruques aux héroïnes romantiques. Au cinéma je pense qu'il arrivera un jour où l'on va me demander de me couper les cheveux pour un rôle, ce que j'accepterai sans regrets si le rôle en vaut la peine, maintenant j'espère sincèrement qu'on me demandera de me raser le crâne et pas de me couper les cheveux au carré et de me les teindre en châtain "tout ça pour ça?" (rires). Moi c'est tout ou rien. Faut que ce soit glacé ou brulant, le tiède m'emmerde. On ne peut pas plaire à tout le monde et c'est ce qui est positif. Si je peux être au cœur d'un débat je suis ravie (rires)
 
Valentine: Je dirais que oui, j’ai toujours aimé avoir les cheveux longs, et j’ai toujours trouvé ça cool et joli. J’ai peur de ne pas me sentir "moi" si je les coupe beaucoup… Un jour peut-être !

 
Quel est ton pire souvenir à cause de cette particularité ?
 
Johanna: Je n'ai pas de "pire souvenir"…mais une fois un type s'est assis à coté de moi dans le bus et pour descendre j'ai dû lui dire "Excusez-moi mais vous êtes assis sur mes cheveux" (rires)
 
Valentine: Pas de souvenir très mauvais, à part les chewing-gum dans les cheveux étant gamine… J’ai pas mal de remarques sur le fait qu’ils soient roux surtout, genre des blagues nulles, mais ça me passe au dessus de la tête.
 
Lois: Mon chéri dira volontiers que la phrase que je répète le plus par journée est "aie mes cheveux". il faut tout a fait admettre qu'à partir d'une certaine longueur, le poulpe que tu as sur la tête est autonome et a une vie parallèle qu'il faut accepter. Les longueurs coincées sous un bras ou dans une aisselle, dans un demi sommeil, ça fait mal. De même pour les zip des vestes, les colliers... Selon l'ampleur du nœud le plus simple est souvent de couper !
 
Et au contraire, ton meilleur ?
 
Johanna: Quand les enfants croient que je suis Raiponce...
 
Valentine: Meilleurs souvenirs... tout le temps ! Quand on me demande des conseils, ou qu’on me dis qu’ils sont beaux, ça me fait plaisir. Si je discute avec quelqu'un, il y a de très fortes chances que la discussion arrive à un moment aux cheveux !
 
Lois : Un seul souvenir je ne sais pas, mais en tout cas je suis une tête à coiffer pour mon entourage et j'ai pu porter un nombre de tresses, chignons et coiffure en tout genre que seul la longueur permet !
 
Quel a été le déclic pour sauter le pas ?
 
Johanna: J'aime ce qui est extrême, demande de la patience et beaucoup de travail. J'ai commencé le sport à 22 ans pour devenir contorsionniste, le chant à 24 ans pour devenir chanteuse lyrique. Les cheveux longs demandent beaucoup de patience et sont assez rares, il n'y a pas eu de véritable déclic c'est comme pour la contorsion on se dit à soit même "T'es cap de faire ça ? Ouais vas-y!" …et on est nombreuses dans ma tête donc des challenges comme ça on m'en propose tous les jours! (rires)
 
Valentine: J’ai presque toujours eu les cheveux longs, quand j’étais petite ils étaient très blond, j’avais droit au surnom "Raiponce". Mais j’ai vraiment arrêté d’aller chez le coiffeur pour couper depuis… 2010 ou 2011 je pense. J’étais étudiante, donc payer plus cher le coiffeur vu ma longueur… non merci. Depuis, ils font leur vie, je les laisse pousser en coupant un peu 1 fois par an.
 
Lois: Je n'ai jamais eu de déclic, étant la troisième fille de ma mère, elle n'était pas très obsédée par ma coupe de cheveux et à part couper les pointes deux fois par an, nous n'avons jamais raccourci... Rajoutons à ça la frénésie Disney et les princesses aux cheveux loooongs, je n'ai jamais eu envie de couper. Dernier craquage en 2010, ou j'ai coupé quasiment aux épaules, depuis c'est les pointes quand nécessaire et basta !
 
T’arrive t-il de regretter ce choix ?
 
Johanna: Je ne regrette aucun de mes choix puisque ce sont mes choix. Les cheveux longs sont parfois une contrainte mais on s’adapte. Récemment par exemple, j'ai tourné dans le dernier film de Jamel Debbouze Pourquoi J'ai Pas Mangé Mon Père, le film est en motion capture, la même technique utilisé par Avatar. Nous portions tous des combinaisons avec des capteurs, ça n'a pas été évident de caser tous mes cheveux sous le casque mais heureusement nous avons trouvé une parade.
 
Valentine: J’ai dû les couper une fois au niveau des épaules, et je me souviens avoir amèrement regretté ! Maintenant, les seuls moments où je pourrais "regretter" c’est quand il m’arrive de m’assoir dessus, (ou d’autres personnes dans le métro s’assoient dessus…) ce n'est pas franchement agréable… Ou alors, quand vient le moment de faire ma coloration, vu la longueur je mets pas mal de temps !
 
Lois: Quand un nœud me gonfle, brièvement... Mais je n'ai pas un visage assez fin pour porter les cheveux courts. Et mine de rien, c'est beaucoup plus rapide de coiffer le matin des cheveux longs (sans mèche, sans frange pour les miens!) qu'une coupe plus structurée . Après sous la douche ça prend un peu plus de temps, c'est vrai.

Ton astuce beauté ?
 
Johanna: En tant que végétarienne engagée j'utilise naturellement des produits non testés sur les animaux et respectueux de la nature. Nous sommes au 21ème siècle est-il encore nécessaire de torturer en pensant que “Nous le valons bien” ?
 
Valentine: Les huiles sans aucun doute. Huile d’argan, ricin, avocat, carotte… Des produits naturels qui ne leur feront que du bien, et généralement peu chers.
 
Lois: Ne pas aller à l'inverse de leur nature... Jamais de fer à friser/lisser, et séchoir uniquement quand la température exige un séchage artificielle sous peine de rhume ! Une fois la crise d'ado finie, plus de couleurs, mèche ou quoi que ce soit... Utiliser des produits de grande qualité a changé ma vie... Et plus besoin de 36 produits différents !

 
Un produit fétiche ?
 
Johanna: L'avocat, aliment fitness par excellence qui en plus entretient les cheveux ! Mélangé à de l'huile d'olive pour un masque fait maison.
 
Valentine: J’ai récemment changé de routine cheveux pour des produits sans silicones alors je n’ai pas  de "chouchou" pour le moment à part la "crème lavante au citron" de Christophe Robin, le prix fait mal mais je l’utilise 1 fois par mois après ma coloration, et je sens que cela leur fait du bien ! Un bonheur sous la douche.
 
Lois: Sous la douche: La gamme Enrich de Wella Professionals pour cheveux épais, et pour les pointes la sublime Luxe Oil de System Professional.
 
Quel message souhaites-tu faire passer ?
 
Johanna: Suivez votre instinct, vos passions plutôt que la tendance. Ne cherchez pas l'inspiration, devenez source d'inspiration.
 
Valentine: Amusez-vous avec vos cheveux ! Il y a tellement de possibilités de coiffures à faire. Ou même si vous voulez avoir une couleur un peu funky, faites la ! Les cheveux, ça repousse ;)
 
Lois: Le maquillage, les vêtements... On se couche san s! Mais vos cheveux, même au réveil vous les avez, alors il y a plutôt intérêt que vous les aimiez !
 
Cécile Espinasse

Cécile, Rédactrice en chef beauté, 25 ans, Paris
Un surnom ? Cécile-Chou
Une lubie ? L'OR-GA-NI-SA-TI-ON
Un plat ? Le saumon (mon préféré) sous toutes ses formes
Un produit de beauté ? Le rouge à lèvres
Une devise ? Pas de bras, pas de chocolat
> https://twitter.com/cecileespinasse

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