GRAINE DE BEAUTÉ : ÊTRE ADULTE ET PORTER UN APPAREIL DENTAIRE



L’appareil dentaire représente pour beaucoup le gros complexe de l’adolescence, mais une fois cette période finie on peut enfin sourire à pleine dents ! Malheureusement pour certains, les problèmes reviennent ou surviennent à l’âge adulte.
 
Complexée par ses dents, Margaux a sauté le pas il y a quelques années et décidé de se payer un joli sourire en portant des bagues pendant 2 ans et demi. Aujourd’hui, à 24 ans, elle vient à peine de le retirer et nous raconte.
 
Paulette : Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Margaux, je tiens un blog beauté. Je suis également féministe et très sensible aux injonctions de beauté dictées par notre société et j'essaie alors de faire de mon blog un site très tranquille, sans "conseils" et "leçons" sur "ce qu'il faut faire ou ne pas faire" car on a le droit de tout faire !
 
Quelle est ta particularité physique ?
J'ai porté un appareil dentaire à 21 ans pendant 2 ans et demi, que je viens à peine de faire enlever, il y a 3 jours.
 
Est ce une force pour toi aujourd’hui ? Quelque chose que tu assumes entièrement?
Oui totalement, une fois qu'on m'a posé cet appareil, je me suis affirmée, moi qui n'osais quasiment pas sourire, parler ou même manger en public à l'époque, je n'avais plus aucune raison de cacher ce qui est pour moi un dispositif médical dont on ne devrait pas avoir honte. J'ai aussi appris à comprendre en suivant cette logique, qu'avoir des dents pas alignées, pas parfaites ne devait pas être honteux non plus. Complexer : oui, avoir honte : non. On ne choisit pas de naître avec ça, d'avoir besoin d'un appareil !
Je l'ai totalement assumé donc, je souriais même très fort pour montrer ma dentition en chantier afin de dédramatiser et sensibiliser sur tout ça.
 
Est ce que ça a toujours été une force ?
Oui, dès le premier jour de la pose, j'étais tellement contente d'avoir pu franchir ce cap, et d'avoir aussi eu les moyens de me lancer. J'ai économisé dès le premier salaire de mon premier emploi pour me lancer dans ces soins orthodontiques.
J'ai beaucoup mieux vécu cet appareil à 20 ans passés que celui que j'ai porté à 16 ans. Pour lui, c'était un gros complexe et comme tous les adolescents du lycée, je le vivais pas super bien. Et d'ailleurs, j'ai reçu beaucoup plus de remarques lorsque je portais mon appareil, ado, alors que la majorité des ados en ont, que lorsque j'étais quasiment la seule de mon entourage à en porter un, à 21 ans. Ça aide à bien le vivre et à en faire une force, un atout du coup.

Quel est ton pire souvenir à cause de cette particularité ?
Et au contraire, ton meilleur ?
Le pire c'est peut-être les douleurs simplement, et avoir eu à devoir courir en urgence un 25 décembre chez le seul dentiste ouvert de ma ville parce que le fil en métal de mon appareil dépassait bien trop et menaçait de me percer la joue.
Mon meilleur, sinon, c'est tout le reste, j'ai adoré en jouer, faire des photos, participer à des vidéos/clips pour mettre en valeur ce sourire métallique, faire tenir des gobelets d'eau sur mes bagues, en rire, etc. J'ai adoré porter cet appareil.
 
Quel a été le déclic pour sauter le pas ?
J'avais depuis des années cette envie de repasser par la case appareil, mais ça a vraiment été l'argent le déclic. Quand j'ai commencé à travailler et à devenir indépendante et à me dire : "wahou, mais là, je peux me lancer et payer pour ces frais dentaires !" Alors, c'est sûr qu'en général les gens qui commencent à travailler dépensent peut-être leurs premiers salaires dans de jolis vêtements, meubles, etc. Moi ça a été pour des soins dentaires !
 
T’arrive t-il de regretter ce choix ?
Pas du tout, surtout aujourd'hui, à J+3 de son retrait, implantée, avec un joli sourire qui ne me complexe plus, ce dont j'ai toujours rêvé.
 
Est-ce un obstacle dans ta vie amoureuse?
Pas du tout, je pensais que ça le serait avant de me lancer mais au contraire, j'ai même connu des gens qui appréciaient particulièrement cette particularité physique.
 
Et dans ta vie professionnelle ?
Là encore, pas du tout. Je n'ai jamais eu aucune remarques dans le milieu professionnel, et par mes collègues qui ont vécu avec moi l'avant et l'après pose et qui m'ont d'ailleurs encouragée, et par mes recruteurs et collègues suivants.
 
Et vous les Paulette, vous oseriez?
 
> Merci à Margaux du blog Inhuman.fr
 
Cécile Espinasse

Cécile, Rédactrice en chef beauté, 25 ans, Paris
Un surnom ? Cécile-Chou
Une lubie ? L'OR-GA-NI-SA-TI-ON
Un plat ? Le saumon (mon préféré) sous toutes ses formes
Un produit de beauté ? Le rouge à lèvres
Une devise ? Pas de bras, pas de chocolat
> https://twitter.com/cecileespinasse

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