ET SI ON SE METTAIT À LA DIÈTE MÉDIATIQUE ?




Matraquage d'images choc, gros titres scandalisant, multi-reading et “push” incessants relatant un énième fait divers sordide, avouez qu’il y a de quoi devenir barjo.

Alors, face à toutes ces atrocités, certains ont choisi d'entamer une “diète médiatique” en limitant leur ration d'infos quotidiennes au minimum, au profit de leur santé mentale. Mais quel bien y' a t'il réellement à se “désinformer” ou du moins à limiter sa consommation d'infos ?

Selon Patrick Lemoine, psychiatre et auteur du Mystère du nocebo (Odile Jacob, 2011), à trop vouloir attirer l'attention du lecteur avec des gros titres sensationnalistes, les médias exploitent à outrance la peur de leur audience ce qui produirait, sur le long terme, un effet nocebo. A l'inverse de l'effet placebo, l'effet nocebo, lui, nuit à la santé. Comment ? Si l'on en croit les recherches du docteur Lemoine, le stress généré par cette sur-information serait à l'origine de pathologies en tous genres : insomnie, troubles obsessionnels compulsifs, anxiété généralisée et j'en passe.

> Les médias affectent notre santé mentale

Les médias seraient donc si omniprésents qu'ils affecteraient notre santé mentale mais aussi physique. Cette sur-information, visant à maintenir l'audience en haleine, la maintient du même fait dans un état d'angoisse permanent, prête à subir le prochain électrochoc médiatique. Quand l'information est indépendante de nous, le sentiment d'impuissance face à la misère du monde devient vite débilitant. Alors si la technique de l'autruche n'est pas une alternative idéale, il est vrai qu'une detox peut avoir un effet salvateur sur le moral.



> La détox d’informations

Quitte à faire une diète médiatique autant se lancer l'été quand la majorité des informations tourne autour de la canicule sur la Côte d’Azur. Pas la peine non plus de laisser son Q.I fondre au soleil alors, sans plus attendre et pour le plus grand bonheur de votre batterie de smartphone, voici les cinq commandements des adeptes de la diète médiatique :

> On commence par choisir ses sources. A force de vouloir tout lire, tout voir et tout écouter on oublie vite l'information capitale alors, à l'ancienne, on sélectionne son support et on s'y tient.

> Désactiver les pushs (ces saletés de vibrations intempestives qui nous rappellent à l’ordre dès qu’un pigeon s’est fait écraser dans en Dordogne) on prend un moment pour suivre l’info tous les jours, pas toutes les dix secondes.

> Ignorer les gros titres aguicheurs. Surtout ceux sous forme de question du type “Le monde court t-il à sa perte?” (“spoiler alert” La réponse à ce type de question est généralement “non” )

> Se pencher sur l’info locale, celle qui nous touche directement, plutôt que de se prendre le chou avec les aléas météorologiques coréens.

> Profiter des deux heures quotidiennes qu’on aurait autrement passées à se ronger les sangs pour faire quelque chose d’utile, à petite ou à grande échelle.

> Article de Louise Baxter

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