DU CÔTÉ DE CHEZ SWANN



Avec humour et douceur, Swann, chanteuse et compositrice, nous parle de son premier album qui suivra bientôt l’EP Show me your love, sorti ce lundi, et nous explique aussi que son nom d’artiste fait davantage référence à Proust qu’à Dave. Ça tombe bien, on lui avait justement préparé quelques questions issues du célèbre questionnaire qu’adorait Monsieur Pivot…
 
Paulette : Est-ce que tu peux te présenter aux lectrices en quelques mots ?
Swann : Ma vie musicale a commencé assez tôt, j’ai pris mes premiers cours de guitare classique quand j’avais huit ans. J’ai ensuite continué cet instrument pendant huit ou neuf ans. J’ai commencé à écrire des compositions de manière assez naturelle. Mes premières chansons, à l’âge de 10 ans, étaient déjà en anglais, même si je ne savais pas encore bien parler cette langue !

 
Si Paul McCartney a écrit une chanson en hommage à sa chienne Martha (ie Martha My dear), je crois que ta première chanson a également été composée pour un animal ?
Oui ! Ma première chanson était dédiée au chien de mes grands-parents -qui était mort !
Ensuite, j’ai continué à écrire seule et à jouer avec d’autres musiciens, notamment dans un groupe au lycée, ce qui m’a aidé à me perfectionner et à mieux savoir ce que je voulais.
 
Quels sont tes instruments de prédilection ?
J’ai toujours joué de la guitare électrique ou électro-acoustique. J’ai joué également au piano assez tôt mais seule, en autodidacte.
 
Le titre de l’album, Neverending, comme ton nom de scène, fait-il référence à l’univers de Proust ?
Plusieurs raisons m’ont poussée à choisir ce titre sur lequel je me suis arrêté plus tard, juste avant d’enregistrer l’album. Il fait référence au fait de s’inspirer du passé pour écrire son présent et de toujours espérer que le passé, le présent et la vie ne se terminent jamais. Je crois qu’on cherche tous à travers l’art à assouvir un désir d’éternité.

On te voit souvent entourée de deux musiciens, qui sont-ils ?
Je joue toujours au moins avec Stephen Munson qui est mon manager, qui joue de la guitare et des instruments rigolos comme le xylophone ou l’harmonica et qui chante aussi les chœurs. Depuis le début, on joue aussi souvent en trio avec Mocke Depret qui est le guitariste du groupe Holden. Dans une autre formation, on joue aussi avec le contrebassiste anglais Bradley Scott, que j’ai rencontré grâce à Stephen. Parfois, quand on le peut, on joue avec un batteur, Emmanuel Mario, qui joue aussi avec Holden et avec un claviériste-organiste, David verlan.
 
"On cherche tous à travers l'art à assouvir un désir d'éternité"

Avant d’enregistrer ton album aux Pays de Galles, tu es partie quelques mois en Angleterre où tu as joué, comme Marianne Faithfull en son temps, dans des pubs à Londres : est-ce que tu peux évoquer ton expérience anglaise ? 
Je suis partie six mois à Londres dans le cadre de mes études, mais c’était un alibi pour jouer et me faire une expérience musicale. J’avais très envie de jouer mais je ne connaissais personne. J’ai démarché de nombreux pubs et j’ai fini par avoir une dizaine de dates pendant ce séjour. En Angleterre, le public est très différent, il est difficile car habitué à une effervescence musicale. Capter leur attention était un vrai défi. J’étais heureuse aussi car ils pouvaient comprendre mes paroles sur lesquelles je prends le temps de travailler. J’ai pu également rencontrer des personnes qui m’ont aidée dans mon parcours musical : ce séjour m’a vraiment formée.
 

 
Ton album est un enregistrement live, pourquoi ?
Le réalisateur, Rob Ellis, est venu avec cette idée. Il nous avait joué en répétition et trouvait qu’il fallait préserver la communion qu’il y avait entre la formation plutôt que d’enregistrer chaque instrument un par un. Rob Ellis voulait capter cette "étincelle" : comme elle ne peut arriver de manière systématique, nous jouions en la recherchant. Bien sûr, nous avons aussi utilisé les ressources du studio pour des chœurs et des arrangements.
 
Quel est ton mot préféré ?
Magie. C’est celui qui me vient le plus rapidement en tête car c’était le mot de l’album. On le disait tout le temps : "Il faut chercher de la magie…"
 
Quel est le métier que tu n’aurais pas aimé faire ?
J’aurais été une très mauvaise VRP !
 

 
Quel son aimes-tu ?
Le son de la mer, des vagues : plutôt le bruit de l’Atlantique que de la Méditerranée.
 
Quel est le son que tu n’aimes pas ?
Lorsque l’on remonte la mèche de cheveux à sens inverse avec les doigts, j’ai l’impression qu’un ultrason en sort… Et je n’aime pas du tout ça !
 
En quel animal aimerais-tu te réincarner ?
Je crois que j’aimerais bien être un cheval en liberté. Je trouve que c’est un animal noble et j’aime bien l’idée d’être une proie plutôt qu’une prédatrice.
 
Quelle qualité préfères-tu chez un homme ?
Qu’il soit capable de me rassurer. 
 
Quelle qualité préfères-tu chez tes amis ?
Leur intelligence.
 
Quel personnage de fiction aimerais-tu être ?
Ziggy Stardust, encore plus que Bowie, car il doit être encore plus fantasque !
 
SWANN::
SHOW ME YOUR LOVE (EP)

Sortie le 14 janvier 2013
Atmospheriques
 
Concert
17/05 : Centre Culturel Saint Simon, Toulouse
 

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