COMMENT JE ME SUIS DÉBARRASSÉE D’UN RAPPORT DE DÉPENDANCE AU MAQUILLAGE

Crédit : elsiemarinamonroe / Marilyn Monroe by Milton Greene

Vous êtes-vous déjà demandé quelle relation vous entreteniez avec le maquillage ? Pour cela, réflechissez simplement à si sortir de chez vous au saut du lit, sans maquillage (du tout) vous semble une idée concevable. Si vous répondez négativement, votre rapport au maquillage s’apparente certainement à une relation de dépendance, qui peux devenir toxique. Je vous propose mon expérience personnelle pour vous aider à identifier votre rapport au maquillage.
 
J’ai réalisé il y a quelques années déjà que mon rapport au maquillage pouvait parfois s’avérer très gênant. Ne pas me maquiller les yeux ou la bouche, ce n’est pas un problème. Pour moi c’est ma peau que je ne peux laisser nue. Les petites imperfections, les rougeurs, les boutons … Tout ça, je refusais de le voir et de le laisser voir.

Depuis l’adolescence, j’ai développé un complexe assez prononcé, alors que je n’ai jamais eu de problème sévère d’acné ou de peau en général. A cette période, j’en suis venue à remettre une couche de fond de teint le soir, après m’être démaquillée et douchée pour camoufler ma peau, tout le temps. A mes proches, et surtout à moi. Jusqu’à peu, même si j’ai réussi à laisser respirer ma peau dans l’intimité de mon appartement, il était impossible de m’exposer à la lumière du jour en pleine rue, sans poudre ni un peu de correcteur, même si ça parait peu.  
 
Bref, un jour j’ai réalisé que tout ce manège était ridicule : perdre 30 minutes même pour aller chercher du pain de l’autre côté de la rue, il fallait que ça cesse. Un été j’ai décidé de partir en Croatie en sac à dos avec mon acolyte. En réfléchissant à l’optimisation de l’espace dans un sac qui doit contenir le nécessaire pour dormir à la belle étoile, je m’inquiétais déjà de la place qu’allait prendre ma trousse de beauté. Je me suis alors lancé un défi : 10 jours sans nécessaire à maquillage, j’ai longtemps hésité mais autant profiter de l’occasion pour voir si mon rapport au maquillage pouvait évoluer.

Crédit : Instagram / @paulette
 
La réponse est « oui ». Au fur et à mesure de mon voyage, j’ai arrêté de me soucier de l’aspect de ma peau, je me trouvais même jolie sans make-up, avec ce que j’appelais mes défauts. Le matin, je nettoyais et hydratais ma peau, même routine le soir et c’est tout !

En revenant, j’ai découvert un nouvel aspect lié au maquillage : il n’était plus devenu une corvée mais un plaisir pour les jours où j’avais envie de jouer avec. Pour les jours où l’envie n’était pas au rendez-vous, je le laissais tout simplement de côté. Le regard s’habitue à la quantité de maquillage que l’on porte, il faut seulement s’accorder un peu de temps et faire preuve de patience.  
 
Cependant, si cette technique (qui de base n’en était pas une) a fonctionné pour moi, elle peut ne pas fonctionner pour vous, nous avons toutes un rapport différent avec nos complexes. Prendre du recul me semble être le plus important pour s’éloigner d’un rapport de dépendance toxique au maquillage. Le plus important étant de se sentir bien dans sa peau sans se sentir obligé de ressembler à une certaine image que l’on essaie de nous imposer à tout prix.

Désormais j’apprécie de ne pas me maquiller certains jours, et j’aime afficher mon visage tel qu’il est, comme une petite provocation aux yeux de ce monde où la superficialité trône en maitresse.
 
N’oubliez pas que vous êtes belles les Paulettes, avec ou sans maquillage !
 
> Article de Shannon Marini

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