BOUQUINS : PRENDRE L’AIR

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Aujourd’hui Sandrine nous présente une sélection pour s’évader et respirer !


>Outside suivi de Le monde extérieur, de Marguerite Duras
 


En cette année 2014, nous célébrons la naissance de Marguerite Duras qui aurait eu 100 ans. Je trouve toujours bizarre de fêter l’anniversaire d’une personne disparue. Du style, on a acheté un gâteau à la crème et du champagne, qui resteront à jamais dans le frigo. Passons sur mon ressenti et concentrons nous sur l’essentiel : l’œuvre de Marguerite Duras. Tout d’abord, les Paulette, Marguerite n’est pas inaccessible. Tout comme Marcel Proust, elle fait partie de ses auteurs qui semblent littéralement opaques. Pour raconter un peu ma vie (décidément, aujourd’hui…), j’ai mis énormément de temps à me sentir assez légitime pour lire du Proust. J’avais cette sensation étrange de faire trop de fautes d’orthographe et de répétitions pour me permettre d’entrer dans son univers. Et puis non ! Parce que finalement, A la recherche du temps perdu, ça nous parle d’amour et de mort, c’est à dire de nous.
Marguerite Duras, malgré son écriture qui peut paraître décousue, nous parle d’amour, de mer, de sa mère, de la peur, de la mort… donc de nous, également. Outside et Le monde extérieur, ce sont, entre autres, des articles de journaux, signés Duras. C’est Marguerite qui est sortie de chez elle et qui est allée à la rencontre de l’humain.
Elle nous parle avec une infinie bonté de Germaine, 52 ans, qui ne sait ni lire, ni écrire. Je n’ose imaginer ma vie dans un brouillard permanent. Un trou noir qui nous poursuit pour prendre le métro, faire ses courses ou encore suivre la scolarité de ses enfants. Marguerite va croiser des écoliers, une dame de 71 ans qui vole dans les magasins par ennui ou un assassin qui adore le café crème. Ce sont de petits textes émouvants, drôles ou carrément cocasses à lire dans le métro ou dans la salle d’attente du médecin. Comme quoi, Marguerite peut faire partie de notre quotidien. Bonne lecture !

Editions Folio
En librairie depuis le 13 février
Prix : 8.40 euros


>Ma tondeuse est silencieuse, de Patricia Beucher
 


Parfois, je rêve que j’ai un petit jardin bien à moi. Je pourrais y semer des carottes parce que j’adore ça et y inviter les copains à l’heure de l’apéro. Je serais entourée de terre et cela serait chouette parce que j’adore son odeur, surtout quand elle est humide. J’aimerais bien qu’une tonne de jolies coccinelles puisse y venir faire son nid parce que, comme beaucoup de gens, pour moi, ces insectes sont promesse de félicité !
Ce livre est une petite merveille parce que si on habite en ville, on peut toujours le lire en rêvassant gentiment et si on a la chance d’avoir un petit lopin de terre, on a vite envie de reproduire à l’identique les conseils qui y sont prodigués. Ainsi, on apprend comment entretenir quelques mètres carrés de verdure avec deux poulettes ou deux mini-moutons qui peuvent débroussailler les mauvaises herbes en toute tranquillité sonore.
C’est un petit livre plein d’humour, bourré de conseils avisés et d’astuces pour vivre en harmonie avec Dame Nature. De plus, les photos des petits moutons sont trop trognons ! Je veux les mêmes !

Editions Alternatives
En librairie depuis le 13 février
Prix : 10 euros
 
Sandrine Capelle

Sandrine, journaliste littéraire, 30 ans, Paris
Une lubie ? Me lever en pleine nuit pour manger un morceau de camembert trempé dans du ketchup
Un dessert ? Le Paris-Brest
Un film ? Les amants, de Louis Malle
Un endroit ? N'importe quelle plage dans le monde
Une fringue ? Les mitaines

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