LE RAPPORT TEMPS-INVESTISSEMENT SELON GEORGES

Le 18 octobre 2011 par Vianney Postic
 
Illustration, Da Coffee Time 

Dans un livre de science-fiction, dont j’ai complètement oublié le titre, il y a une ville divisée en deux quartiers bien distincts : les hommes et les femmes.


Le quartier des hommes conprend la ville-basse, peuplée de tripots et de bordels louches et la ville-haute, remplie de riches qui se prélassent sans se soucier du sort de ceux qui vivent sous leurs pieds. Un grillage de barbelés sépare les deux.

Le quartier des femmes, lui, est un modèle de démocratie : les riches côtoient les pauvres et un système de fonds publics votés au scrutin permet à tout le monde, selon ses moyens, de se fournir à peu près équitablement en denrées de première nécessité.

> En quoi consiste la mode masculine ?
C’est la même distinction qu’il existe en mode masculine et en mode féminine. La mode féminine propose une offre tellement pléthorique que tout le monde y trouve son compte. Une robe en liberty chez Cacharel ? On trouvera quasiment la même dans un multimarques à exactement 1/100e du prix.

En mode masculine, c’est assez simple. Il y a l’offre de prêt-à-porter (Zara, H&M, Jules, Devred & co) qui produit avec la régularité d’un lapin boulimique une sélection de vêtements douteux, tant  du point de vue de la coupe que des matières et des textures. Et une offre créateur, à des prix qui ne sont pas à la portée du premier venu, même si les matières, coupes et textures dignes des maisons de luxe en font un investissement rentable. Rentrent dans cette catégorie des maisons comme Melinda Gloss, Bellerose, Filippa K, Acne ou encore Wings & Horns.

Au milieu, dans les "méandres du rien", on trouve 2 ou 3 e-shops avec leur propre marque qui proposent des rapports qualité-prix intéressants (Asos ou Topman), et la mode dite "Sentier" (The Kooples, Zadig&Voltaire…), parce qu’elle vend des pièces d’une qualité à peine supérieure au prêt-à-porter classique mais à des quasi-prix de créateur.

> Et là, Georges, tu te dis : "Certes, mais tout le monde ne peut pas mettre 300 € dans une veste !"
Entièrement d’accord avec toi. Maintenant, considérons que 300 € est le prix d’une veste The Kooples, mais qui, après 3 lavages, ressemble plus à un treillis de la guerre d’Algérie fripé qu’à la veste aux revers étroits et au cintrage sympa qui t’a fait craquer.

Avec 50 € de plus, tu t’offres une jolie veste Melinda Gloss avec des boutonnières ouvertes, des matières sélectionnées avec soin, un cintrage qui reste marqué même quand tu ouvres les pans de ta veste et des boutons en corne (et pas des têtes de mort en laiton). Rien à voir.

> Choisir le bon rapport qualité-prix
Un jean Zara ou Celio, mal coupé, avec un délavage fait à la va-vite à l’eau de javel et des fesses qui tombent , coûte environ 50 € et tient à peu près trois mois. Quatre, dans le meilleur des cas, avec un usage moins intensif. Un jean chez APC, avec une forme parfaite, en toile japonaise avec un délavage qui se fera avec ta morphologie et pas à la machine à laver, coûte environ 125 € et dure trois ans. On peut facilement aller jusqu’à quatre ou cinq en le portant de manière alternée avec d’autres jeans.

- 
Pour résumer en dépensant 50 € pour un jean qui dure 3 mois, cela fait une dépense moyenne de 15 € par mois.
- Par contre, en dépensant 125 € pour un jean qui dure 36 mois, cela fait une dépense de 3,50 € par mois, avec, en prime, une meilleure coupe, une toile d’une qualité sans équivalent, et aspect général du jean qui te sublime la jambe au lieu de te la transformer en jambonneau vaguement bleuâtre.
 
> Le bon choix
Le calcul est donc vite fait. C’est un terme bien connu de ceux qui font du marketing : le rapport temps-investissement. C’est la ligne directrice que je suivrai tout au long de cette chronique que j’inaugure chez Paulette. Je vous ferai acheter moins mais un petit peu plus cher, et, surtout, mieux. Je vous parlerai également de techniques plus concrètes, de constructions de style, par l’assemblage raisonné de matières, de coupes et de couleurs.

Les anecdotes pointues, comme la différence entre une épaule napolitaine et une épaule anglaise sur une veste de costume, qui n’intéressent objectivement qu’une poignée de gens, je les laisse à certains de mes confrères qui font ça mieux que moi.

En bref les Georges, je vous ferai une approche concrète et pratique du style. Pas de la mode.
    Envoyer
 
Si tu as aimé cette actu, tu aimeras aussi...

1 Commentaire

 
Daphné : 22 octobre 2011 12:46
J'aime cette approche du vêtement : plus de qualité pour moins de quantité, choisir des coupes intemporelles, des matières naturelles et de haute qualité. Suis-je donc un Georges ?
 
> Laisser un commentaire
Pseudo
Email
Commentaire
 
 
< Retour

Hello It's Me
Derniers papiers
    CULTE : LA CITÉ DE LA MODE ET DU DESIGN
    CULTE : LA CITÉ DE LA MODE ET DU DESIGN
    PAULETTE FAIT SA PETITE SIRÈNE
    PAULETTE FAIT SA PETITE SIRÈNE
    LES SOULIERS LOUBOUTIN EXPOSÉS À LONDRES
    LES SOULIERS LOUBOUTIN EXPOSÉS À LONDRES
    CHARLOTTE LEBON X COMPTOIR DES COTONNIERS
    CHARLOTTE LEBON X COMPTOIR DES COTONNIERS
 
 
  • Victoire Bonne adresse de cupcakes à Lyon : http://suivez-moi-jeune-homme.blogspot.fr/ 17 mai 2012 07:36 J'aime ? 0
  • Venus is naive Trop fière d'être la Paulette petite sirène ! ♥ 17 mai 2012 02:54 J'aime ? 0
  • ElsaMuse New look néon : http://www.elsamuse.com/2012/05/black-x-neon.html 16 mai 2012 13:57 J'aime ? 0
  • CheeseInMyBrain J'ai bien envie de commander Paulette, il faut que je vois avec ma maman.. hihi. 16 mai 2012 11:51 J'aime ? 1
  • CheeseInMyBrain Pas cours jusqu'à lundi, j'aime le mois de mai! <3 16 mai 2012 11:50 J'aime ? 1
 
Recevez la lettre de Paulette